Le thé d'Assam


Le thé d'Assam

Une plantation pour les besoins de la mère-patrie


À la suite de la Guerre de l'opium, les Anglais réussissent à négocier d'excellentes conditions commerciales. Cependant, ils demeurent dépendants de la Chine, l'unique producteur de thé. Leur consommation accrue fait en sorte que les Chinois ont désormais du mal à répondre à la demande, d'autant plus que leur propre usage interne a, lui aussi, beaucoup augmenté.

Dès 1778, la East India se résout donc à implanter la culture des théiers dans les colonies des Indes qui possèdent un climat tropical semblable à celui de la Chine. Pour ce faire, il faut d'abord trouver des graines de semence, puis recruter une main-d'oeuvre qualifiée. Mais les Chinois protègent jalousement leurs secrets et ceux qui sont pris à les divulguer sont passibles de mort. Un botaniste et aventurier, Robert Fortune, se déguise donc en chinois et à deux reprises, voyageant incognito, il collecte des plants et des informations.

Pendant qu'on tente de démarrer des cultures de thé, des aventuriers découvrent que des théiers poussent déjà à l'état sauvage dans les régions du nord-est de l'Inde, l'Assam. La Société de l'Assam est fondée en 1839. La même année, à la première vente aux enchères de thés indiens, douze caisses sont vendues; en 1841, ce sera un total de 15 tonnes. Cela donne une idée de la croissance phénoménale de l'exploitation.

©1996: Centre d'histoire de Montréal
Source de l'image: Centre d'histoire de Montréal