Boston Tea Party

Boston Tea Party

... d'une boisson à l'indépendance


À la suite de la guerre de Sept Ans (1756-1763), l'Angleterre connaît une importante crise financière qui l'oblige à surtaxer de nombreux produits, en particulier ceux destinés aux colonies, dont le vin, le sucre, la mélasse et le thé. La Loi du Timbre votée en 1765, puis un peu plus tard le Townshend Act établissent ces taxes et déclenchent une grande vague de protestation. Les colons organisent une campagne de boycottage et de nombreux tracts sont distribués. Dans plusieurs journaux paraît une « déclaration de renoncement au thé ». Les colons remplacent le thé par des infusions d'herbes ou de baies locales, par du café, ou par du thé de contrebande importé surtout par des marchands hollandais.

Les marchands des colonies refusent d'acheter les stocks de la East India. Malgré le Tea Act de 1773 qui réduit les taxes, l'agitation continue. L'East India décide d'exporter en Amérique des cargaisons de thé qu'elle entend vendre directement aux colons, sans passer par les commerçants. En décembre, trois navires de la compagnie, le Darmouth, l'Eleonor et le Beaver accostent au port de Boston. Durant la nuit du 16 décembre, un groupe de 150 patriotes dirigés par le marchand John Brown, prennent d'assaut les bateaux et jettent la cargaison de thé à la mer. En guise de représailles, Londres interdit tout commerce avec Boston. Les autres villes américaines font front commun en brûlant ou en jetant à la mer d'autres cargaisons anglaises de thé. D'escarmouches en batailles, les États-Unis finissent par gagner leur indépendance en 1776.

Il va de soi que le thé n'est pas la cause de l'indépendance des États-Unis, mais il peut être considéré comme le symbole d'une relation intolérable entre la capitale et sa colonie. Après l'Indépendance, beaucoup d'Américains resteront fidèles au café et la consommation de thé n'atteindra plus jamais les niveaux de l'époque précédente.

A Lady's Adieu to Her Tea-Table

FAREWELL the Tea-board with your gaudy attire,
Ye cups and ye saucers that I did admire;
To my cream pot and tongs I now bid adieu;
That pleasure's all fled that I once found in you.
Farewell pretty chest that so lately did shine,
With hyson and congo and best double fine;
Many a sweet moment by you I have sat,
Hearing girls and old maids to tattle and chat;
And the spruce coxcomb laugh at nothing at all,
Only some silly work that might happen to fall.
No more shall my teapot so generous be
In filling the cups with this pernicious tea,
For I'll fill it with water and drink out the same,
Before I'll lose LIBERTY that dearest name,
Because I am taught (and believe it is fact)
That our ruins is aimed at in the late act,
Of imposing a duty on all foreign teas,
Which detestable stuff we can quit when we please.
LIBERTY'S the Goddess that I do adore,
And I'll maintain her right until my last hour,
Before she shall part I will die in the cause,
For I'll never be govern'd by tyranny's laws.

Source: A Handbook of the American Wing, N.Y. 1924

©1996: Centre d'histoire de Montréal
Source de l'image: Centre d'histoire de Montréal