Les contacts avec l'occident


Les contacts avec l'occident

La commercialisation d'une passion


C'est durant la dynastie Ming, que les premiers contacts s'établissent avec les Occidentaux. Les pays européens désirent faire des échanges directement avec les Chinois sans avoir à passer par des intermédiaires arabes ou vénitiens qui prélèvent un trop grand profit. Ce sont les Portugais qui y arrivent les premiers, grâce à Vasco de Gama en 1497, qui découvre la route des Indes en franchissant le cap de Bonne-Espérance. À leur arrivée à Canton, en Chine (1517), ils tentent d'établir une ambassade auprès de l'Empereur, mais c'est un échec. De fait, il leur est même interdit, comme à tous les autres Européens par la suite, d'ouvrir un comptoir permanent à Canton. On les contraint à s'établir de façon temporaire, à des moments déterminés et uniquement dans certains endroits précis de la ville. Après l'annexion du Portugal à l'Espagne, c'est la Hollande qui prend le contrôle du commerce oriental et qui conserve ce monopole jusqu'au 17e siècle.

Les premiers voyageurs et missionnaires font mention, dans leurs récits de voyages, d'une boisson obtenue à partir d'une feuille hautement prisée par les Orientaux. Ces remarques soulèvent peu d'intérêt et ce n'est qu'au début du 17e siècle que les importations de thé en petites quantités débutent, en Hollande d'abord (en 1610) puis en Angleterre (vers 1650). C'est d'abord en tant que boisson médicinale que le thé est importé en Europe, toutefois les Anglais en font rapidement une boisson d'agrément. D'abord réservé aux plus hautes classes de la société, le thé finit par se répandre à toutes les couches sociales.

Passionnés du thé, les Anglais établissent leur commerce par le biais de la East India Company. Cette nouvelle compagnie vient tout juste de recevoir sa charte de la reine Elizabeth (1600) lui accordant le monopole anglais du commerce oriental afin de pouvoir rivaliser avec les compagnies étrangères. Au début du 18e siècle, l'Angleterre importe 20 000 livres de thé par année et ce chiffre passe à plus de 2 millions de livres en 1750. La porcelaine, comme les tasses, soucoupes, théières, pots, etc, est aussi fortement en demande.

©1996: Centre d'histoire de Montréal
Source de l'image: Ministère des Approvisionnements et Services, Ottawa 1979